En route, mauvaise troupe!

2021, une année charnière, difficile, percutante, traumatisante.

Vous connaissez l’expression « au mauvais endroit, au mauvais moment » et bien à cet endroit, à ce moment là, j’y étais.

En juillet 2021 en sortant de mon travail, lors d’une de ces belles et chaudes soirées d’été (rare à l’été 2021, il faut le dire dans ma région), ma vie a basculé. Je circulais sur un giratoire, en agglomération, mais au même moment un motard décide de prendre ce giratoire, à l’envers. Il m’a percuté de plein fouet, à vive allure. Les pompiers arrivent très vite mais, il est rapidement déclaré en arrêt cardio-respiratoire. 

Pour ma part physiquement j’étais indemne. Psychologiquement c’était le commencement d’une réaction en chaine. Cet événement est un choc traumatique et déclenche un burn-out multi-factoriel. Je ne suis plus que l’ombre de moi-même. 

Il faut dire que les mois précédent étaient déjà compliqués avec un travail omniprésent, stressant et épuisant. J’étais déjà sous tension. Cet accident m’a achevé. 

Rebondir

Mais et heureusement, en règle générale je ne me laisse pas facilement abattre, je suis du genre « problème = solution ». 

Bon, pendant quelques mois, clairement, j’étais pas au top de ma forme. Je ne tenais pas une conversation, j’étais en permanence à fleur de peau (ok ça, ça n’a pas encore trop changer), j’avais du mal à sortir de chez moi et j’en passe. 

Néanmoins, le naturel reprend vite le dessus, c’est pourquoi je me suis dit « ok Louise (oui, je me parle souvent à la 2ème personne du singulier) tu ne vas pas bien mais que peux-tu faire pour aller mieux? ». Ce fut le début d’une longue réflexion personnelle sur mon avenir pour me reconstruire. Et il y avait 2 choses dont j’étais sure: n°1 quitter mon travail !, n°2 partir ! Première pensée qui m’est venue: trouver un travail dans un lieu inconnu et espérer me reconstruire. Mais bon voilà, je me rendais bien compte que j’étais incapable de me concentrer très longtemps (1h maximum et après épuisement), je perdais encore beaucoup la mémoire à court terme et clairement j’avais du mal à tenir une conversation sensée. Donc bon travailler, je remarquais que ce n’était pas envisageable à l’heure actuelle.

L’illumination

Et un soir lors d’une soirée, un copain me dit « mais pourquoi tu ne pars pas en voyage à vélo sur du long court? », je lui réponds que ce n’est pas possible, je veux garder mon chien avec moi. Deux jours se passe et là en me réveillant: illumination ! (c ‘est mon temps minimum de réaction en ce moment, il ne faut pas être pressée). Je vais partir en voyage à vélo avec mon chien, Louki. Ni une ni deux, je check sur internet « voyager en vélo avec son chien ». Et surprise pleins de gens l’ont fait ou le font. Donc si ils y arrivent, moi aussi. 

Ma décision était prise et bizarrement, instantanément, je me suis sentie plus légère. J’avais, en partie, trouvé la réponse à mon problème. Ce voyage serait ma thérapie. 

Malheureusement la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Deux mois avant le départ, Louki a commencé à montrer des signes mal être. Il boudait sa nourriture et n’avait pas l’air en forme, nous sommes donc aller chez le vétérinaire et après plusieurs examens il s’est avéré qu’il avait un cancer généralisé. J’ai du lui dire au revoir, une épreuve difficile de plus. Il fut un compagnon de route pendant 10 très belles années et il restera présent dans mes pensées pendant toute la durée de ce voyage.

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